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Le tour du monde en 365 jours !

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Publié par le 18 Nov, 2016 dans Voyage Voyager | 0 commentaire

5 jours à Bornéo, que faire ?

5 jours à Bornéo, que faire ?

Un article invité rédigé par Pia et Steven, un duo atypique entre un breton parisien et une ivoirienne bordelaise, partageant tous les deux la même passion pour les voyages.

Bornéo, un peu de culture

Bornéo, 4e plus grande île du monde, est divisée en 3 : une partie Malaisienne au nord (avec les états de Sarawak et Sabah), une partie Indonésienne au sud (appelée Kalimantan, et représentant 73 % du pays) et enfin l’état indépendant de Brunéi (ou Sultanat de Brunéi, une monarchie de droit divin) qui se trouve entre les deux états
malaisiens.

Bornéo est avant tout connue pour être une terre extrêmement riche en biodiversité : elle abrite les dernières forêts primaires du monde (les autres sont en Amazonie et Afrique équatoriale), ainsi que des dizaines de milliers d’espèces
végétales et animales dont certaines n’ont pas encore été découvertes. On y trouve des animaux endémiques comme l’orang-outan ou le singe proboscis
qui vit uniquement à Bornéo.

Son climat particulièrement humide et chaud, notamment dans certaines forêts où ne filtre aucune lumière et où l’air arrive presque à saturation d’eau, a été propice au développement de nombreuses espèces vraiment bizarres : plantes carnivores, lézards et singes volants, ou bien grenouilles sans poumon.

Malheureusement, Bornéo connaît actuellement la déforestation la plus rapide du monde : d’une part de la main de l’homme, qui a détruit bon nombre de forêts primaires pour y planter de l’huile de palme (le Nutella est nettement plus lucratif que l’orang-outan, n’est ce pas ?) ; mais aussi et surtout : à cause des feux de forêts. Près d’un quart des forêts a été victime d’incendies au moins une fois depuis 10 ans. Le sol tourbeux de certains de ces grands espaces verts n’arrange en rien, la terre continuant à brûler de l’intérieur malgré la pluie qui s’abat en surface.

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Kuching : où loger ?

Sarawak est un des 2 états de la partie malaisienne et se trouve au nord-ouest de l’île. Couvert par 80 % de forêt équatoriale, sa capitale est Kuching (qui signifie chat en malais).

Pour vous loger à petit prix, nous vous conseillons la guesthouse Marco Polo. Les chambres sont sommaires, certaines en dortoirs, d’autres en lit double, avec salle de bain partagée, mais on s’y sent tout de suite bien, surtout en basse saison quand on a l’impression d’avoir la maison rien que pour soi.

La petite terrasse extérieure est sympa, avec beaucoup de plantes et de fleurs, le wifi est bon, le petit déjeuner est copieux (un buffet à volonté avec pain, confitures, beurre de cacahuètes, gâteaux, fruits etc).

L’eau, le café et le thé sont disponibles en libre service toute la journée. Un petit salon avec des canapés et des livres, avec de grands tapis et des photos en noir et blanc d’un autre âge rajoute à l’atmosphère « comme à la maison » de cette
guesthouse.

En plus de ça, Marco Polo’s Guesthouse est très bien située, dans le quartier chinois où il y a toujours plein d’activité et de trucs à manger, et proche des bus pour se rendre aux différents parcs.

Prix d’une chambre : 13,60 € environ.

Kuching : que faire en ville ?

La ville de Kuching en elle-même n’est pas franchement intéressante ni particulièrement jolie.

Peu animée, un peu triste sous la pluie, elle a néanmoins de petites rues mignonnes avec des galeries (pour protéger des innombrables pluies !) et quelques cafés sympas où déguster un bon espresso et manger un carrot cake (allez à Indah Café, leurs pâtisseries sont exquises !) et des statues de chats kitsh à souhait disséminées un peu partout.

Le musée ethnographique

Entre deux parcs, allez faire un tour au musée ethnographique (l’entrée est gratuite) : une première partie du musée, à l’étage, détaille la vie des ethnies malaisiennes de Bornéo, avec leurs traditions et leur culture, et montre les fameuses maisons dans lesquels ils vivent à plusieurs familles, les Longhouses.

La deuxième partie expose les artéfacts réalisés par ces ethnies : totems en bois, couteaux, instruments de musique, sculptures et autres masques, etc.

Aux murs, de très jolies fresques colorées racontent des scènes de vie préhistorique ou plus récentes, en une sorte de frise chronologique.

La troisième partie du musée, en bas, est une sorte de museum d’histoire naturelle où sont entreposés animaux empaillés et coquillages de toutes formes, oiseaux et papillons, insectes étranges et trucs bizarres dans des bocaux.

Ce musée est vraiment étonnant tant la mise en scène semble d’un autre âge. Les objets sont parfois présentés sur des fonds de moquette, un peu n’importe comment, à des années lumières du musée du Quai Branly de Paris.

Les animaux empaillés du rez-de-chaussée sont un peu moches et élimés et c’est assez rigolo de voir tout cet ensemble entreposé sans artifice, avec les moyens du bord, comme l’étaient les musées il y a une cinquantaine d’années en France.

C’est un musée à ne pas louper selon nous, parce que l’ensemble hétéroclite donne un vrai charme à cet endroit.

En dehors, une prolongation du musée a été aménagée dans un autre bâtiment un peu plus bas, où là l’ambiance change du tout au tout : écrans tactiles, vidéoprojections, jeux d’ombres et de lumières, panneaux graphiques, il est clair qu’on a ici affaire à une galerie récente réalisée probablement avec l’aide d’une équipe de graphistes et de scénographes !

On en serait presque déçu, tiens !

Bon, par contre, le froid glaciaire qui y régnait nous a fait visiter cette partie au pas de course, expédiant avec force frissons et chair de poule les costumes traditionnels, les banderoles sur la colonisation et les explications sur le chamanisme des ethnies locales… Dommage !

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Le parc national de Bako

Bako, (situé à une quarantaine de kilomètres de Kuching) fondé en 1957, est le parc le plus ancien de Sarawak.

Entouré par la mer de Chine et bien qu’il soit tout petit par rapport à d’autres parcs asiatiques (27 km2), on y trouve les fameux singes proboscis (ou nasiques), une diversité incroyable d’arbres et de plantes, et plus de 150 espèces d’oiseaux : c’est l’endroit idéal pour admirer toute la flore de Bornéo.

Il offre aussi la possibilité de faire plusieurs trekkings au milieu de la jungle, de longueur et de difficulté différentes pour tous les types de voyageurs (16 sortes de sentiers bien entretenus, chacun balisé avec une couleur).

Plage, cascades, jungle, forêt tropicale, falaises abruptes ou sentiers à la Indiana Jones, vous avez de quoi vous régaler en découvrant les toutes dernières forêts primaires du monde.

Le parc propose aussi des hébergements afin de passer une nuit (ou plusieurs !) au milieu de la jungle et ainsi vivre une expérience inédite.

Nous vous conseillons vivement de prendre un guide pour ne rien louper !

L’entrée au parc

Le process est donc d’acheter en premier lieu son entrée au parc (20 Ringits par personne), puis son ticket de bateau aller-retour pour se rendre là-bas (40 Ringits par personne l’aller-retour) et enfin de prendre un guide si vous le souhaitez (120 Ringit la journée pour notre guide).

On embarque alors dans un petit bateau à moteur pour nous rendre à l’entrée de Bako, à environ 10, 15 minutes de traversée.

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Un parc magnifique

L’air est très humide, la jungle pleine de bruits d’insectes et d’oiseaux, la « jungle music » comme la surnomme notre guide et il faut être vigilants en permanence pour, d’une part, ne pas tomber, et d’autre part ne pas louper les doux bruissements de feuilles qui peuvent annoncer la présence d’un singe nasique.

C’était d’ailleurs notre jour de chance puisque nous en avons vus une dizaine à 3 endroits différents du parcours, dont un bébé non loin de sa mère.

Cochons sauvages, nasiques, macaques japonais, serpents, cochons barbus et oiseaux de toutes sortes, vous ne serez pas déçus en allant à Bako !

Notre avis

Bako est vraiment un excellent parc où l’on se sent comme un trappeur à la recherche d’oiseaux ou de singes vivant leur vie sans se soucier de la présence humaine.

La jungle est très dense, on se remplit les poumons d’air pur et la communion avec la nature y est très forte.

Avoir un guide était selon nous essentiel pour ne rien louper des subtilités et des trésors qu’offre cette forêt et nous serions passé à côté de beaucoup de choses si nous étions partis seuls à l’aventure : plantes médicinales, petites abeilles cachées dans un tronc, nasiques silencieux dans un palmier ou serpents à l’affut derrière un feuillage,
toutes ces choses nous auraient sans doute été inconnues sans lui.

Comment s’y rendre

Prendre au départ de Kuching le bus n°1 rouge (départ toutes les heures) de 7h à 17h.

Prix : 3,50 Ringits par personne.

Tips

• Prendre de l’anti-moustique !
• Prévoir une bonne réserve d’eau, surtout si vous partez en trekking.
• Si vous choisissez de ne pas prendre de guide, pensez à vous munir d’une paire de jumelles (et d’un aspi venin).
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La réserve de Semenggoh

Un sanctuaire pour orangs-outans

Le parc de Semenggoh (situé à environ 24 km de Kuching) est le plus grand centre de réhabilitation pour les orangs-outans de Sarawak.

Fondé en 1975 comme sanctuaire pour recueillir les singes orphelins ou blessés autrefois en captivité, il est aujourd’hui une terre de protection dans lequel vivent des dizaines d’orangs-outans en liberté quasi totale (le parc ayant quand même des frontières pour éviter qu’ils ne se baladent sur l’autoroute).

Ce parc n’est en aucun cas un centre d’attractions touristiques où vous pouvez caresser les grands singes ! Ce n’est en rien un zoo.

Ce lieu permet avant tout aux orangs-outans d’être protégés et de vivre leur vie tranquillement en ayant le moins d’interactions possible avec les êtres humains.

À Semenggoh on souhaite que les singes réapprennent à vivre seuls dans leur environnement naturel.

Dans un premier temps, les singes blessés, handicapés ou orphelins sont soignés au centre de réhabilitation de Matang dans lequel ils restent entre 2 et 4 ans. Semenggoh constitue donc la deuxième partie de vie de ces orangs-outans qui
retrouvent alors la forêt et la liberté, donnant naissance à de nouveaux petits qui viennent petit à petit agrandir la population du parc.

Une réserve naturelle

En plus de son activité concernant les orangs-outans, Semenggoh est aussi une réserve naturelle où de nombreuses espèces d’animaux vivent leur vie en toute quiétude : gibbons, porc-épics, crocodiles, tortues, écureuils et divers oiseaux.

Un centre de recherches botaniques occupe aussi une grande partie de la réserve, ainsi que cinq petits parcours de marche (de 5 à 30 minutes) au milieu des différents jardins, avec une multitude de panneaux d’identification pour permettre aux visiteurs de se familiariser avec les arbres et les plantes de Bornéo.

Les heures de repas

Semenggoh continue à nourrir les orangs-outans deux fois par jour, dans des plateformes de “nourrissage” que connaissent les singes. Parfois certains viennent, d’autres non, selon leur degré de familiarisation avec leur nouvelle vie dans la forêt.

D’ailleurs, pendant la saison des fruits, presque aucun singe ne vient lorsqu’on les appelle pour manger, n’ayant pas besoin de bananes et de noix de coco supplémentaires !

Venir au centre pendant ces heures est un excellent moyen de les apercevoir et de les photographier.

Heure de nourriture :

De 9h à 10h puis de 15h à 15h30.

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Notre avis

Semenggoh est un parc génial pour tous ceux qui souhaitent observer ces grands primates dans leur environnement naturel et apprendre les lois qui régissent leur monde.

Nous avons passé quelques heures auprès d’eux à les regarder jouer, manger, grimper et toutes ces autres choses banales mais qui sont juste incroyables à voir tellement leur gestuelle et leur attitude sont proches des nôtres.
Nous n’avons pas eu la chance de croiser la route de Ritchie, le mâle dominant, avec son disque facial absolument énorme, mais de nombreuses photos et explications nous ont permis de voir sa figure impressionnante et terrifiante et de connaître son parcours, à lui et aux autres orangs-outans de la réserve.

Comment s’y rendre

Prendre le bus K6 du centre de Kuching (à l’endroit d’où partent tous les bus publics).

Départ à 7h15 – 10h15 – 13h – 16h45.
Retour à 8h45 – 11h15 – 14h15 – 16h15.

Prix : 4,50 Ringits par personne.

Entrée du parc

Prix d’entrée : 10 Ringits par personne.
Horaires d’ouverture : Lundi à vendredi : 8h – 17h / Fermé le samedi, dimanche et les vacances scolaires.

Pia & Steven

 

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