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Publié par le 21 Août, 2015 dans Voyage Asie | 0 commentaire

LAOS, Splendeurs et paradoxes

LAOS, Splendeurs et paradoxes

Le plus préservé des pays du sud-est asiatique est soudain objet de toutes les attentions. Balade dans un paradis vert nimbé d’une indicible langueur, mais pour combien de temps encore ?

Texte & Photos : Camille JS / Les Pépites du Voyage

Sans accès à la mer et entouré de puissants voisins, je m’étais imaginé ce pays étiré sur 230.800 km2 et à deux tiers hérissé de montagnes couvert de jungles impénétrables et dangereuses. Quelques villes lovées le long du Mékong et un peuple d’agriculteurs indolents, rappelant sans doute les petites villes thaïes un quart de siècle plus tôt. Les rares voyageurs s’étant aventuré au Laos dans les années 90 parlaient bien sûr de l’incroyable gentillesse des Laotiens, de la beauté de Luang Prabang mais leur récit me rappelait ce que les colons français persiflaient un siècle plus tôt « si les Vietnamiens plantent le riz, les Cambodgiens le regardent pousser et les Laotiens l’écoutent mûrir »… Ayant longtemps vécu sous le joug de son enclavement, terriblement bombardé durant la seconde guerre d’Indochine (1964-1973), le pays s’était ensuite retiré, à l’abri derrière son écrin vert, sous la coquille de sa jeune république démocratique. À l’aube du nouveau millénaire, le pays s’est ouvert… Mais rien ne nous a préparé aux merveilles qu’on allait y découvrir. Des paysages plantureux, une flore, une faune et des forêts dont la richesse de la biodiversité et la vitalité des écosystèmes éveillent aujourd’hui toutes les convoitises. Les voyageurs ont d’ailleurs vite élu le « royaume du million d’éléphants et du parasol blanc » parmi les plus belles destinations d’écotourisme. Ensuite, a commencé l’aventure humaine, la rencontre avec une extraordinaire mosaïque d’ethnies divisées en trois grands groupes. Un peu bousculés par l’accélération de la marche du temps, 5,62 millions de Laotiens découvrent peu à peu des jours meilleurs…

pepite voyage

Au rythme de Vientiane

Intuition ou hasard, nous entamons notre périple laotien par la capitale ! Lovée sur le Mékong, face à une petite ville thaïlandaise prospère, Vientiane figure rarement sur l’itinéraire des voyageurs. Étonnant car rendue facile d’accès même par la route grâce au Pont de l’Amitié, la cité révèle un intéressant concentré de son passé, présent et futur. Les bâtisses rénovées de l‘ex-Protectorat français (1893-1953) avec l’ancienne maison du gouverneur muée en Palais Présidentiel donnent un indéniable cachet à la ville. Les Laotiens imposent insidieusement leur rythme nonchalant, séduisant tout en douceur nos papilles d’un savoureux déjeuner café baguette. Foule de commerces ont relancé le savoir-vivre des colons avec leurs vins importés, leurs restaurants élégants et leurs boutiques raffinées. Le long des trottoirs, écrasés de chaleur, les chauffeurs de tuk-tuk sommeillent sur la banquette de leur engin bariolé. Un peu filous, ils vous emmènent ici et là dans le tourbillon d’un trafic naissant. En chemin pour visiter Pha That Luang, le grand stupa sacré ruisselant d’or ou en direction du joliment kitsch Buddha Park, on voit défiler les enseignes de d’institutions internationales ou d’ONGs venues apporter leur aide au développement. Puis le soir, en chinant dans les échoppes, facilement repérables grâce à leurs idéogrammes, on remarque la pléthore de commerçants chinois, indice d’un investissement massif du « grand frère » communiste.
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